« Je n'étais pas Français. 

La France a fait de moi ce que je suis devenu, c'est-à-dire Français.

Je me bats pour que la France reste ce qu'elle est, c'est-à-dire Française.»

 

Jean Messiha

Frédéric Amoudru

Directeur des études et de la stratégie

Le "localisme", une idéologie qui tient la route ? 

L’anarchie de la globalisation et du mondialisme a provoqué des réactions de rejet dans une partie de la population du monde occidental frappée ou choquée par la brutalité sociale et écologique orchestré par les « anywhere » à l’égard des « somewhere ». Normal !

     Altermondialistes, « Nuit debout » en France, « Les indignés » en Espagne, « Occupy Wall Street » aux USA, plus récemment « Gilets Jaunes » chez nous ou « Yellow Vests » et bien d’autres, ont plus ou moins violemment exprimé leur opposition contre le modèle économique que les élites mondialisées avaient bâtie derrière et sur leur dos.

A la lisière de cette protestation s’est créé un mouvement plus soft aux confins de l’écologie, du protectionnisme, du « démondialisme » et du régionalisme : le localisme.

Examinons ses différentes caractéristiques.

     Une économie de proximité favorisant une répartition plus directe des richesses produites qui se reposerait sur la participation de tous, à un système de production plus localisé, « plus proche des gens ».

Il encourage les circuits courts ce qui réduit les intermédiaires.

Il vise à la préservation de notre environnement en réduisant le plus fortement possible l'empreinte carbone des échanges de biens.

     Il promeut l'autonomie énergétique avec une stratégie d'économies d'énergie (développement de l'habitat passif, rationalisation de l'éclairage public...) et de promotion des énergies renouvelables (panneaux solaires, éolien individuel...)

Dans sa version plus politique, il demande une bien plus grande décentralisation de la décision et de l’action publique au niveau où le citoyen a le plus de levier, la commune étant la structure opérationnelle la plus petite connue.

     Tout cela parait intéressant. Mais on arrive immanquablement à une problématique conceptuelle. Où commence et où s’arrête géo-économiquement le « local » par rapport au « global » ?

Peut-on imaginer que la production des biens que nous consommons, et ils sont extrêmement nombreux, se repartisse au niveau départemental ou même régional ?

Ainsi les usines automobiles et aéronautiques, les cimenteries, les matériaux de construction, la pharmacie, la chimie, la pétrochimie, les fabriques de meubles, les verreries, les papeteries, sans compter les innombrables produits où il n’y a même pas, même plus ou presque plus d’unités de production en France (textiles, électroménager, téléphonie, etc.) devraient se « rapprocher des gens » !

Mais à quel niveau géographique ?

     Les réponses sont floues et tournent autour du : « ça dépend ! ». Chacun a sa définition ou sa lubie, avec tout de même un plus petit commun dénominateur : la nourriture donc la production agricole et sa transformation.

Il faudrait ainsi consommer ce que l’on cultive et ce que l’on converti au plus près de nous.

Faisable ? Ne serait-ce qu’au niveau national, nous avons des différences climatiques, géologiques (les sols), topologiques (plaines –montagnes), démographiques (zones de fort et de faible peuplement) très significatives. Alors bienvenue au blé corse et à la mandarine ardennaise, à la betterave de l’Hérault et au raisin du Pas-de-Calais, au lait du Var et aux abricots de Normandie, au Camembert de Bordeaux et aux vins de Limoges, etc. ?

     Par ailleurs, quel est l’empreinte carbone du Parisien qui va faire 30 kilomètres pour aller acheter à la ferme quelques produits, comparée à celle du camion qui vient déverser en une seule livraison des centaines de kilos de produits à un point de vente vers lequel des dizaines de Parisiens pourront aller faire leurs courses à pieds ?

Il même été démontré que les trajets automobiles induits par les « circuits courts » n’étaient pas forcément gagnants du point de vue carbone. En effet, trouve-t-on chez le producteur de légumes, les laitages, la viande, les produits d’hygiène corporels et domestiques, les boissons et bien d’autres produits dont on a besoin ? Bien sûr que non. La concentration de l’éventail le plus large possible de produits en un lieu permet de tout y acheter ou presque et de limiter ainsi une multitude de trajets automobiles des particuliers. C’est du simple bon sens.

Faut-il pour autant décourager ces initiatives qui promeuvent le local et le proche par rapport au global et au distant ? Naturellement non. Cet élan vers la proximité est sain et il doit se nourrir de nos désirs individuels et collectifs. Mais il est hors de

question de l’imposer ou d’en « artificialiser » la logique économique par des aides financées par des fonds publics dont nous avons cruellement besoin pour que nos services publics fonctionnent mieux.

     

Il existe un autre piège : celui d’égaliser « localisme » et réindustrialisation.

Lorsque nous regardons la situation florissante de nos voisins et rivaux allemands, nous nous émerveillons de la taille et de la solidité de leur appareil industriel. Pourtant à y regarder de près la RFA a connu exactement le même phénomène que nous de délocalisation des activités à faible valeur ajoutée vers les pays à bas coûts.

Il n’y a pas plus de T-shirts, de jeans, de mobiles, de PC, de TV, de machines à laver etc., fabriqués en Allemagne qu’il n’y en a en France. Eux aussi se procurent à l’étranger, soit en Europe de l’Est soit en Extrême Orient, ce qui est produit moins chers là-bas plutôt que chez eux !

     Le secret de nos voisins c’est d’avoir construit des filières industrielles d’excellence où l’innovation et la qualité allemande font vendre et assez cher. Il en est de même pour le Nord de l’Italie qui est une ruche industrielle mais là encore dans des secteurs bien définis comme le cuir, les tissus, les chaussures, les vêtements de sport, l’orfèvrerie et les lunettes. Mais attention le haut de gamme.

     L’Italien du Nord des classes populaires ou moyenne achète autant de produits importés que nous mais les industries de sa région, très compétitives, exportent massivement.

Alors les localistes français qui rêvent d’une importante relocalisation des industries qui sont parties loin chercher des coûts et une flexibilité de main d’œuvre que nous avons perdu en seront pour leur frais. La vérité c’est que l’immense majorité des Français ne paieront pas 40, 50 ou 100% plus chers des quantités de produits qui font partie de leur quotidien parce qu’ils sont « made in France » ou « made in Lot-et- Garonne ».

     L’enjeu de la réindustrialisation de la France n’est pas de faire revenir l’entrée de gamme des produits de faible valeur et fabriqués « près de chez nous » car cela ne marchera tout simplement pas. C’est tout ce moyen et moyen-haut de gamme que nous avons perdu qui doit être récupéré et relocalisé en France. Cela concerne les automobiles par exemple. Pourquoi une Clio dont le premier prix est à plus de 12.000 euros n’est plus fabriquée en France, de même pour la Peugeot 208 à minimum 16.000 euros ? On peut comprendre que les réfrigérateurs, les machines à laver à 300 ou 400 euros ne sont plus fabricables en France faute de marge mais il y a toute la gamme qui bourrée de technologie se vend à plus de 800 euros ! Les exemples de ce type abondent. Nous ne sommes pas ici dans le T-Shirt à 10 euros ou le jean à 30 euros.

     Mais ce n’est certainement pas en demandant aux industriels, prêts à jouer le jeu, d’émietter leurs implantations pour que chaque territoire français puisse dire « j’ai mon usine auto », « j’ai mon usine pharmaceutique », « j’ai ma cimenterie », « j’ai mon usine de frigo » etc. que l’on va y arriver. La relocalisation d’usines, pour de nombreux produits nécessitant une masse critique compétitive, passera par un ou deux sites national(aux) implanté(s) quelque part dans notre pays et cela serait déjà un succès. C’est la multiplication de ces (re)localisations et un Etat stratège qui oriente sans imposer, qui guide sans forcer la main afin de repartir harmonieusement les (ré)implantations à travers la France qui permettront à nos territoires de se relever.

Il existe des filières où nous avons une expertise reconnue ou un avantage naturel que nous pouvons reconstruire patiemment avec un mélange de volonté politique et de restauration de la compétitivité française tel que le prône Jean Messiha. Nous y reviendrons dans les semaines qui viennent

     Que répondre à l’argument localiste de réduction de l’empreinte carbone par la production et la consommation de proximité ? Nous avons vu qu’il est largement illusoire sur le plan économique mais la problématique posée reste légitime. La réponse est technologique. C’est la « décarbonation » des échanges par les innovations en cours qui nous permettront de limiter le changement climatique, pas le malthusianisme économique et les restrictions au commerce générateurs de décroissance et de pauvreté pour tous. Depuis l’aube de l’humanité on échange « ce que je peux ou sais faire mieux que toi contre ce que tu peux et sais faire mieux que moi. ». Cela ne changera pas mais il faut que nous réduisons drastiquement la pollution générale générée par cette loi humaine.

 

Lors de ma prochaine tribune je traiterai du « localisme » politique.

Frédéric Amoudru 

Directeur des études et de la stratégie 

2ème partie 

Le débat centralisme contre décentralisation

La dernière fois nous avions abordé l’idéologie « localiste » sous l’angle économique. Elle inclut également une réflexion sur la vie démocratique et l’organisation de l’Etat.

     Comme on peut s’en douter le localisme souhaite rapprocher le citoyen et la décision publique au niveau le plus local possible. Il se situe dans la logique d’une décentralisation élargie qui percute assez violemment notre tradition de centralisation monarchique puis républicaine. 

Le débat est fondamental car il structure fortement notre rapport à l’Etat et le fonctionnement de ce dernier. Il a pris une acuité particulière depuis l’irruption de la pandémie de Covid19 qui a mis en lumière les carences du pouvoir central face à des collectivités locales qui ont semblé plus réactives. La critique est connue : « tout est décidé à Paris par des fonctionnaires hors-sol alors que nous nous savons ce qu’il faut faire au niveau de notre territoire ».

 

     Cette opposition est loin d’être récente et reflète une très ancienne lutte entre pouvoirs locaux et pouvoir central que l’on peut dater de la formation d’une monarchie puissante créatrice de la nation française au détriment des féodalités locales. 

Le portail de l’Etat consacré à la décentralisation contient un historique remarquable dont je vous recommande la lecture - https://www.collectivites-locales.gouv.fr/decentralisation - dont je permettrais de citer des passages et de m’inspirer. 

     « Depuis le Moyen-âge, la monarchie française s’était efforcée d’affirmer son autorité sur « un agrégat inconstitué de peuples désunis » selon l’expression de Mirabeau. Elle avait ainsi tenté de rogner sur les innombrables franchises, privilèges, libertés auxquels elle avait dû consentir lors de l’entrée dans le royaume des nouvelles entités. Pourtant, à la fin du XVIIIème siècle, le Contrôleur général des Finances, Calonne, constate avec dépit : « On ne peut pas faire un pas dans ce vaste royaume sans y trouver des lois différentes, des usages contraires, des privilèges, des droits et des prétentions de toute espèce ». »

Si la monarchie française a ébauché l’unification nationale c’est bien la Révolution qui pose les fondations d’une organisation politique nouvelle. Aux provinces elle substitue une organisation territoriale uniforme avec un millefeuille propre à son époque: départements, arrondissements, cantons, communes. Elle unifie également les institutions financières, judiciaires, économiques et même religieux, les poids et mesures et supprime les douanes intérieures. Toutefois on nous rappelle que La Révolution, à ses origines, se voulait largement décentralisatrice, mais la victoire des Jacobins sur les Girondins, aboutit à une centralisation autour de la capitale et impose une France nouvelle, "une et indivisible". Rien ne changera vraiment avant avril 1919 avec la création, autour des Chambres de commerce, de dix-sept « groupements économiques régionaux », ancêtres des « régions économiques », qui constitueront en tant qu’un instrument de planification et d’aménagement du territoire sous les IVème et le début de la Vème Républiques, la ligne directrice de la décentralisation.


     Le général de Gaulle, après son retour au pouvoir, lance, en mars 1960 puis en 1964 une nouvelle phase de régionalisation conçue comme un des éléments de la rénovation de l’Etat sur le constat que le département et la commune sont désormais des circonscriptions inadaptées aux réalités économiques et sociales de la France moderne. Les 21 entités puis 22 avec la Corse en 1970 sont placées sous la tutelle des préfets de région qui préparent et exécutent la part régionale du plan avec une autorité hiérarchique sur les chefs des services extérieurs de l’Etat. Le Général initiera en 1969 un projet de régionalisation plus avancée et de réforme du Sénat soumis à un référendum dont le rejet entrainera son départ.
Toutefois tous les présidents qui lui succédèrent de Georges Pompidou à Emmanuel Macron vont accentuer la décentralisation et la régionalisation.

Rapprocher le pouvoir des citoyens a eu sans doute certaines vertus mais il a aussi eu un cout gigantesque : l’inflation de fonctionnaires territoriaux. 

     Entre 1980 et 2018 le nombre de serviteurs de l’Etat (hors contrats aidés) a augmenté de plus de 44% alors que la population française augmentait de 22%. Dans n’importe quelle entreprise ont aurait du mal à imaginer que les fonctions supports - à support et rôles équivalents - croissent de 44% alors que les effectifs de la boite augmentent de 22%! No way José !  

Commençons avec la Fonction Publique Hospitalière dont la croissance se situe à 75.5%  (671.000 et 1.178.000) entre ces deux périodes.  Comment expliquer ce delta délirant ?  

Les 35 heures ! Certes mais c’est une baisse du temps de travail de 13-14% seulement alors où se situe la différence entre 36% (22% + 14%) et 75.5%?  Le vieillissement de la population et l’amélioration des soins nécessite plus de soignants d’une part. D’autre part la complexification des procédures de l’Assurance Maladie et la multiplication des pathologies prises en charge nécessitent plus de personnels administratifs.  Fermez le ban ! On nous explique de surcroit que l’on a toujours pas assez de soignants et qu’en plus ils sont mal payés.

 

Prenons la Fonction Publique Territoriale.

 

     Elle passe de 1.021.000 agents en 1980 1.915.000 en 2018  + 87.5%.  

Mais là l’explication est toute trouvée : la décentralisation ! L’Etat central confiant de plus en plus de missions aux collectivités territoriales c’est normal que leurs effectifs augmentent. Logique. Mais la même logique voudrait que l’on observe une baisse drastique de la fonctions publique d’Etat puisqu’elle a moins de prérogatives. Que nenni.  Elle augmente même un peu de 2.173.000 à 2.470.000 soit un petit 13.5% malgré la chute brutale du nombre de fonctionnaires de la défense de 453.000 en 1980 à 275.000 en 2018  soit - 178.000 qui ont donc été compensé par encore davantage de fonctionnaires dans les ministères civils.  

Les Français se sentent-ils mieux administrés ? Ce n’est pas ce que les enquêtes d’opinions nous disent. Bénéficient-ils d’un volume beaucoup plus important de services publics ? Il est incontestable qu’ont fleuri une quantité de nouvelles fonctionnalités en particulier au niveau local mais dans le même temps la révolution numérique qui bat son plein dans les entreprises depuis une quinzaine d’années aurait dû permettre des gains de productivité. Que dalle !

Il existe un vieil adage « quand on se regarde on se désole quand on se compare on se console ».  

Regardons si nous avons matière à nous consoler. 

     Le tableau ci-dessous tiré d’un rapport de France Stratégie (Matignon) reprend le total des emplois publics rapportés à la population totale ce qui est le ratio le plus juste.  

 Les optimistes nous disent que nous faisons mieux que les pays scandinaves et le Canada avec environ 88 emplois publics pour 1.000 habitants.  Pour le reste de l’Europe nous sommes au-dessus de tout le monde et comme d’habitude bien au-dessus de nos voisins allemands qui sont à moins de 60 pour mille.

     « Ah mais la France c’est différent, c’est un grand pays, on a l’Outre-Mer, l’exception culturelle française, etc ». Le baratin habituel pour refuser une réalité extrêmement simple : la décentralisation a entrainé une invraisemblable inflation d’emplois publics. La raison en est simple. Plus on délègue le pouvoir au niveau local dans un pays frappé par un chômage structurel plus le pouvoir local est sous pression locale pour créer des jobs publics. Juste un exemple parmi des milliers. Qui dans d’entre nous n’a pas été surpris par l’existence d’un office du tourisme ou d’un musée dans des bleds improbables ou sans intérêts. Qui ne s’est pas retrouvé bouche bée devant un somptueux palais du conseil départemental ou régional? Qui s’étonne encore de ces dizaines de milliers de jobs d’animateurs, de médiateurs, ou encore ces ASVP qui s’ajoutent à la Police Municipale, tous clairement créés pour employer des fauteurs de troubles potentiels ou des gens « en galère ».    

Ceci n’exonère en rien l’Etat central de réduire ses propres effectifs mais où ? 

La Police et la Gendarmerie qui sont en nombre insuffisante pour contrôler l’ensauvagement d’un pays livré à une colonisation de peuplement afro-arabo-musulmane ? 

     L’éducation nationale dont on nous dit qu’elle est en sous-effectif même s’il s’explique en partie par un absentéisme chronique? 

Une armée qui est à l’os depuis des années ?     

 

     Oui plus de localisme donc plus de décentralisation rapproche les citoyens de la décision publique mais l’expérience française nous montre bien qu’elle n’est en rien gage de la bonne gestion de l’argent public, au contraire. 

L’un des enjeux de l’élection de 2022 que Jean Messiha souhaite soulever est bien celui de l’organisation de l’Etat. 

Peut-on encore se permettre dans un pays ruiné de dettes un « millefeuille » administratif dont tout le monde dénonce l’épaisseur et le cout mais sans entreprendre quoi que ce soit pour sérieusement le rationaliser? Doit-on encore accepter cet emphysème de « comités », d’« agences », de « conseils », d’ « autorités » dont l’utilité est souvent marginale et complexifie l’action publique au niveau central.

     Doit-on laisser les collectivités locales se muer en Etat de substitution avec des initiatives financées par une fiscalité locale écrasante et en particulier sur les entreprises avec les impôts de production ?  Comment peut-on accepter que la ville de Paris décide de créer un « revenu universel » pour ses habitants alors que l’Etat français se refuse à cette démagogie insensée ?          

A l’Institut Apollon nous pensons que non.          

Nous estimons que pour reprendre une expression anglaise l’Etat manque souvent d’agents au service du public ou du pays donc dans le « front office » et pour des tâches essentielles (policiers, gendarmes, juges, greffiers, gardiens de prison, enquêteurs et contrôleurs fiscaux, etc.) mais que par contre les postes administratifs donc dans le « back office » sont pléthoriques tant au niveau de l’Etat central, les collectivités et les grands organismes sociaux. 

Nous craignons qu’à côté d’un séparatisme ethno-religieux se développe de façon plus sourde une forme de séparatisme inspiré par un « Etat profond » local ou régional qui rêve d’une France « à l’espagnole » c’est-à-dire d’un remorcellement de la république une et indivisible. 

     Nous sommes fiers de notre héritage jacobin car il est à l’origine de la grandeur et de la puissance de la France. Les problèmes de notre pays ne viennent en rien de l’unicité de la nation mais des mauvaises politiques et pratiques des élites qui tiennent les rênes depuis trop longtemps.

 

Dans les mois qui viennent Jean Messiha fera ses propositions pour un Etat plus efficace, proche de ses citoyens mais inébranlablement unitaire.                

Frédéric Amoudru
Directeur des études et de la stratégie 

© Institut Apollon - 2020