« Je n'étais pas Français. 

La France a fait de moi ce que je suis devenu, c'est-à-dire Français.

Je me bats pour que la France reste ce qu'elle est, c'est-à-dire Française.»

 

Jean Messiha

Frédéric Amoudru

Directeur des Etudes et de la Stratégie

Le 8 février dernier le conseil municipal de Marseille décidait de renommer une avenue du 15ème arrondissement de la ville « Ali Ibrahim ». Qui ça ? 

Il faut revenir à une nuit de 1995 pour comprendre de quoi il s’agit. 

En pleine campagne électorale de la présidentielle trois militants du FN ont l’idée folle d’aller coller des affiches en plein quartiers nord de Marseille. Dans ces quartiers, faut-il le rappeler, le simple fait d’être blanc est déjà une forme de provocation. Alors coller pour Jean-Marie Le Pen, vous imaginez ! 

Bref, les colleurs d’affiche se retrouvent face à un groupe de jeunes rappeurs black-beurs. Et là comme d’habitude les versions diverges. Les frontistes racontent qu’ils se sont sentis agressés et les « jeunes » qu’on leur a tiré dessus comme ça, sans aucune raison. Ben voui, quand on était un FN marseillais et qu’on voyait des « bronzés » passer dans la rue, on tirait dessus juste comme ça pour se défouler.  Logique, non ? Pas super crédible, mais bon.  Un coup de feu mortel est tiré dans le dos du jeune Ali Ibrahim qui n’avait rien d’une racaille. Mort tragique et stupide. Enorme émotion nationale, manifs partout, le FN cloué au pilori, etc.   

L’auteur du coup de feu, Robert Lagier dont le racisme anti-arabe est dénoncée par sa petite-fille au procès est condamné à 15 ans de prison contre une peine de 7 ans requise par l’avocat général. Une peine pas franchement compatible avec la thèse de l’assassinat raciste comme on beugle dans toute la France. Et pour cause, les circonstances floues de ce crime ne convainquent pas totalement les jurés. Il meurt d’un cancer peu de temps après sa condamnation. Un sale type, une condamnation méritée, une fin minable. Point.

Mais la communauté comorienne (et plus généralement arabo-afro-musulmane) à laquelle appartenait Ali n’en démord pas. Il faut en faire un symbole, un martyr. A l’époque, on appose une plaque pour commémorer ce fait divers lamentable et tragique. On lui consacre même un rond-point de la ville. Pas suffisant. Depuis des années il était demandé un « geste » plus fort.

Et voilà la coalition du « Printemps Marseillais » rouge, rose et doublement verte (écologie et islam) cède à l’exigence communautariste.  On débaptise une des plus grandes avenues de la partie la plus défrancisée de Marseille, elle-même ville la plus défrancisée de France, pour lui donner le nom de la jeune victime.  

L’avenue Ali Ibrahim. On ne va pas se mentir: on s’en fout ! 

Que les territoires colonisés par les Maghrébins et les Subsahariens se dotent de leurs symboles communautaires, tant pis. Ma seule préoccupation c’est que cette colonisation ne s’étende pas davantage et c’est tout le sens de mon combat. Sans doute le dernier de ma vie déjà bien entamée. Cette volonté est née lors d’un dialogue télévisé passionnant de fin décembre 2013 entre la remarquable écrivaine camerounaise Leonora Miano et la non moins remarquable Elizabeth Levy. La première expliquant doctement à la seconde qu’il ne fallait pas avoir peur du grand remplacement car il se faisait lentement, pas à pas, quartiers par quartiers, ville par ville. Un étouffement « soft » et une digestion lente en quelque sorte. Message subliminale: « si vous vous laissez faire vous ne devriez pas trop souffrir ». Un grand merci Leonora, tu m’as ouvert les yeux mais ….. j’ai décidé de souffrir !

Alors pourquoi le titre cinglant ci-dessus ? 

Parce qu’il reste des Blancs et des Caucasiens (nos frères Arméniens) non-musulmans à Marseille. Eux aussi ont eu leurs martyrs. Un jeune homme et deux jeunes femmes.

Le premier est un adolescent arménien Mickael Asaturyan assassiné à coups de poings et de couteaux en 2015 devant son lycée par deux de ces « jeunes » dont Marseille regorge, Redouane et Zoubir, à l’instigation d’une adolescente, cousine des deux premiers pour une mini-embrouille de cour de récré. La sauvagerie inouïe d’une partie de cette jeunesse qui ne se contente pas de haïr les Français de souche mais aussi les Arméniens chrétiens. 

Et puis il y a eu l’horreur absolue. Le massacre à coups de couteaux de Laura et Mauranne en octobre 2017 par un migrant maghrébin sur le parvis de la Gare Saint-Charles aux cris d’Allah Akbar. Une boucherie. Deux jeunes femmes assassinées parce que blanches donc « infidèles » et « ennemies » par Ahmed Hanachi, 

Frédéric Amoudru

Directeur des Etudes et de la Stratégie

un Tunisien inspiré par sa vision de l’islam qui n’est sans doute pas majoritaire mais suffisamment partagée pour régulièrement endeuiller notre pays. Un haine religieuse fanatique qui ne vient, en France, que d’une religion et d’une seule. Dans la réunion du conseil municipal du 8 février Stéphane Ravier conseiller RN demande avec une certaine maladresse procédurale à ce que l’on rende plutôt hommage à Laura et Mauranne. Refus sec et indigné du socialiste Benoit Payan qui ne veut pas de « concurrence mémorielle ». Il faut marquer le coup et s’agenouiller d’abord devant l’immigration. Et puis ce n’est pas le moment : rendre un hommage permanent à deux blanches chrétiennes sauvagement poignardées par un Arabe musulman c’est de la stigmatisation……des Arabes et des Musulmans. 

 

On aurait pu décider de faire les deux. Ben non, on ne va quand même pas mettre sur le même plan le meurtre un peu confus d’un jeune comorien par un taré d’extrême droite il y a 26 ans et l’assassinat froid et atroce de deux filles du pays par un migrant du Maghreb il y a 2 ans et demi dans un contexte de terrorisme islamique permanent.   

Dans le premier cas nous sommes dans l’exemplarité de la cruauté raciste congénitale de l’homme blanc à l’égard du pauvre immigré qu’il faut inscrire au fer rouge dans une artère de la ville. Dans l’autre c’est un bâton merdeux : deux héritières du « privilège blanc » étripées par un « racisé » porteur de la « religion de paix et d’amour ». Un sacré bug dans le logiciel gaucho-écolo-invasionniste.

Alors pour ces deux messages d’erreur qui s’affichent sur l’écran du vivre-ensemble bienheureux on verra plus tard. On va concocter un truc du genre : un couteau fou s’est fourvoyé sur le parvis de la Gare Saint-Charles et a malencontreusement percé les corps de Laura et Mauranne. N’allez surtout pas imaginer que l’islam et l’immigration de « là-bas » déjà massivement « ici » ont quelque à voir là-dedans ! Si vous pensez ça, vous êtes un facho raciste qui distille « la haine ».    

Et pourtant ces renégats à la tête la 2ème ville de France sont majoritairement des Français « bien de chez nous ». Mais faut-il s’en étonner? Notre pays a toujours compté des femmes et des hommes qui se sont rangés du côté de l’invasion. 

Au fait pourquoi les Marseillais ont choisi l’anti-France en juin 2020 ? 

C’est compliqué. 

Le dégoût pour une droite vraiment dégoûtante, dont Jean Claude Gaudin a été l’incarnation pendant 25 ans. 

Un Rassemblement National local dominé par un Stéphane Ravier héritier d’un Front National « canal historique » que Marine le Pen n’a pas su ou pu rénover.      

Et cette sacrée Covid19 qui a foutu la frousse à une bonne partie de l’électorat (35% de participation seulement à Marseille) partout en France mais pas aux gauchos et aux écolos qui, eux, se sont déplacés aux urnes partout et ont remportés de nombreuses victoires (Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Besançon, Annecy ou encore Colombes) ou aidé la gauche à conserver ou gagner des bastions. La lâcheté de ceux qui se disent « patriotes » ou râlent que « la France n’est plus comme avant » mais vont à la pêche ou restent chez eux lorsque tout se décide se paie au prix fort. « Vae Victis ». 

Espérons que pour les prochaines échéances le peuple de ce pays va se ressaisir. 

© Institut Apollon - 2020